EU-Policy Analyst au sein d’une entreprise européenne – EADS

8079511187_3ae0b8a02a_oL’entreprise EADS (European Aeronautic Defence and Space Company) est un groupe d’industries spatiales européennes. Elle s’occupe de questions aéronautiques et spatiales, mais aussi de questions de défense au niveau européen. Créée en 2000 par la France, l’Allemagne, l’Espagne, les groupes Lagardère et Daimler elle résulte d’une concentration de la quasi totalité des constructeurs de ces pays. Elle représente 90% de l’industrie manufacturière spatiale européenne.

Avec 140 000 salariés et un chiffre d’affaires de 56 milliards d’euros en 2012, le groupe est un des champions mondiaux. Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne avec sa filiale Airbus, d’hélicoptères avec Eurocopter et d’avions militaires. À travers la participation à diverses entreprises, le groupe est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

Le bureau bruxellois regroupe 10-15 personnes mais dans la branche spatiale, ils sont deux collaborateurs.

Principales activités

Il s’agit de suivre des dossiers « brûlants » en cours (par exemple, le dossier « Copernicus » , au sujet d’un système d’information européen de la Terre). En général, un rapport est adopté en commission « Industrie » du Parlement européen et de nombreuses réunions ont lieu entre les rapporteurs. C’est une phase d’analyse des différentes versions du règlement. Il s’agit de comparer les versions de la Commission et du Conseil notamment pour savoir en quoi elles diffèrent et quels sont les amendements envisagés.

Un EU-Policy analyst doit constamment continuer de développer son réseau au Parlement européen et d’approfondir ses contacts avec les députés. L’agence spatiale européenne fait partie du réseau, la Commission aussi, il faut ainsi conforter ses contacts. L’importance du contact avec les assistants parlementaires (qui sont souvent jeunes) est au cœur de cet aspect relationnel.

Plus largement, l’objectif est de parler de questions spatiales à des députés qui d’un côté sont novices et d’autre part, d’informer les députés qui s’intéressent à ces sujets en particulier. C’est un domaine de travail profondément transversal puisqu’il touche aussi bien à l’environnement qu’au développement et à la sécurité.

Le métier d’EU-Policy Analyst s’apparente aussi à celui de lobbyiste car il y a un véritable aspect d’analyse en amont et en même temps un réel aspect des « relations publiques » en aval. Il faut connaître le dossier avant de démarcher les gens, mais sans le volet relationnel, l’analyse n’aboutit pas.

Compétences requises

La maîtrise de l’anglais est indispensable. La maîtrise de l’allemand est également un atout considérable.

Défis et évolutions

Les aspects techniques restent constamment à découvrir. C’est un important défi intellectuel. La confluence du politique et de l’industrie permet d’avoir une vision passionnante des deux domaines, de même qu’une maîtrise des combinaisons public-privé.

Témoignage: Lucas Buthion (Master 2 « Politiques européennes », IEP de Strasbourg, Promotion 2013) – EU-Policy Analysts, EADS

Son poste est un VIE (Volontariat international en entreprises). Intéressé par ces questions, son attrait pour le spatial a beaucoup joué en faveur de son recrutement. Une bonne connaissance du Parlement européen est valorisée, de même que la maîtrise de l’oral est importante en plus de la maîtrise de l’exercice écrit (au moment du recrutement, une synthèse d’un texte de la Commission est demandée). Il faut savoir être synthétique : pour cela, le cursus Sciences Po et le Master « Politiques européennes » se sont révélés utiles. La formation est importante mais les expériences lors des stages sont primordiales.

Formation universitaire

  • Diplômé de l’IEP Toulouse;
  • M2 « Politiques européennes » de l’IEP de Strasbourg;
  • Stage en tant qu’assistant parlementaire (stage de fin d’études);
  • Reçu au Collège de Bruges

Lucas Buthion a été vice-président des Jeunes Européens de France. Bien plus qu’une expérience extra-scolaire, il s’y consacrait plus de 35 heures par semaine et y a découvert les enjeux des relations publiques de haut niveau et l’exigence d’une rigueur rédactionnelle à toute épreuve.

« Le travail de préparation et de back office est très important pour savoir de quoi on parle face aux décideurs et pour savoir quelle position adopter face à quel député. La maîtrise de l’environnement institutionnel est un élément essentiel. De façon plus générale, le relationnel et la rigueur rédactionnelle et d’expression sont indispensables. Il faut être sérieux derrière l’aspect en surface des « relations publiques ».

Photo: Olivier Cabaret sous creative commons

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